La politique salariale des travailleur.euse.s

du spectacle vivant, le "statut" de l'artiste, le subventionnement des arts de la scène par les pouvoirs publics, le Tax Shelter, l'ensemble des problématiques liées aux mesures de luttes contre le coronavirus, le rayonnement et la mobilité internationale des artistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la CCTA s'empare chaque jour de ces sujets et bien d'autres, et porte la voix de ses membres auprès des acteur.ice.s du secteur.

La CCTA est une fédération professionnelle regroupant 81 compagnies de théâtre adulte en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Fondée en 2014 pour répondre au constat de sous-financement et de sous-représentation des compagnies dans le paysage institutionnel belge francophone, la CCTA s'est donné la mission de défendre et représenter les compagnies de théâtre adulte.

Ces dernières décennies, les compagnies, désormais à l'initiative et porteuses de leur projet, sont devenues les véritables moteurs de la création en Fédération Wallonie-Bruxelles, indispensables à l'économie globale sectorielle. C'est pourquoi la CCTA fait entendre leurs réalités sociales et économiques, leurs besoins, et met en lumière la plus-value que de telles structures apportent dans le paysage théâtral.

Les compagnies sont des structures de production organisées autour du travail d'un.e ou plusieurs artiste.s, permettant de déployer un projet, une vision artistique sur le long terme, et en plusieurs dimensions :

D'abord, le processus de travail (recherche, pré-production,

écriture, production, création, exploitation, diffusion) s'étale sur un temps plus ou moins long, souvent plusieurs années, et est plus ou moins visible. Lorsqu'elle est autonome, la compagnie permet d'assurer ces phases de travail en continuité, idéalement avec une équipe permanente ou semi-permanente de direction artistique, technique, et de production, qui suit, alimente, valorise le projet au quotidien.

Ensuite, en tant que telle, une œuvre théâtrale ne se crée pas seul, mais

avec une équipe artistique. Cette équipe artistique est non permanente (chaque personne travaille au projet à durée déterminée) et à géométrie variable au long du processus (tous les corps de métier ne travaillent pas tout au long du processus). Lorsqu'elle est autonome, la compagnie peut choisir d'assumer la charge d'employeur de cette équipe de travailleur.euse.s, c'est-à-dire qu'elle pose et assume les choix et risques sociaux correspondant aux nécessités artistiques du projet. Les aspects techniques, de production, et de réalisation artistique d'une œuvre sont en effet corrélés à tout point de vue : chaque décision productionnelle, technique ou artistique aura un impact sur les autres aspects de l'œuvre.

Enfin, la compagnie n'étant par essence pas un lieu de diffusion,

elle travaille dans l'immense majorité des cas avec un ou plusieurs partenaires, théâtre.s, centre.s culturel.s, festival.s, ou autre.s lieu.x, qui assume.nt, ou pas en fonction de l'accord conclu, une partie de la production du spectacle. Lorsqu'elle est autonome, la compagnie développe avec le ou les lieux une relation saine où chacun renforce le travail de l'autre. L'apport financier de la compagnie dans le spectacle est en particulier un critère déterminant pour la conclusion de partenariat.s équilibré.s et fructueux pour chaque partie.

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